Mon parcours pro

DSC_4210.JPGPetite, je rêvais de devenir championne de patinage artistique. Paniquée à l’idée de me retrouver sur les rollers, je compris vite que ça resterait un rêve d’enfant. Puis, je me suis dis que le métier de fleuriste me correspondait plutôt. Sûrement parce que j’aimais les Pensées et les Dalias. Seulement, après mon stage de 3ème dans le magasin de fleurs d’un ami de ma mère (où j’ai finis aux urgences pour cause de malaise vagale) j’ai abandonné l’idée.

En parallèle de cette histoire de fleurs, j’avais l’interprétariat en tête. Grande fan de kpop, de mangas et de dramas depuis la 5ème, j’avais envie d’apprendre le chinois, le coréen ou le japonais. Mais j’étais également partagée entre l’idée de faire un lycée général option chinois, ou faire un lycée professionnel de mode

. La première idée l’a donc emportée sur la deuxième et me voilà embarquée dans des études qui me mèneront plus tard à choisir une Licence de Langues Étrangères Appliquées anglais – chinois, option coréen. Je n’ai que très peu cherché d’universités et d’autres alternatives à la LEA, étant persuadée de faire le bon choix.

Me voilà donc arrivée à Lyon, fraîchement diplômée du BAC Littéraire que j’ai obtenu avec mention. J’avais d’ailleurs fait un article sur la fac et un sur le fait de vivre seule durant la première année du blog. Bien décidée à m’investir dans cette Licence, j’ai vite déchanté en comprenant que ce que je faisais pendant mon premier mois de fac, je le ferais pendant 3 ans. Et vous savez-quoi ? J’ai continué par peur d’arrêter. Par peur de recommencer de zéro une nouvelle école ou université. Par peur de dire à mes parents que je voulais arrêter parce que ça ne me plaisait pas, alors qu’ils avaient fait tant de sacrifices et posés tant d’espoirs en moi.

Aujourd’hui je me rends compte que si j’avais arrêté, je n’aurais certes pas pu partir en échange universitaire en Suède aussi rapidement et seulement au bout de 2 ans d’études. Mais je me rends aussi compte que si j’avais décidé d’arrêter et d’affirmer un choix que j’aurais bien réfléchis, mes parents m’auraient suivis dans mon choix, bien que déçus comme tout parent l’aurait été, mais sachant pertinemment que j’aurais d’autres projets d’études en tête.

On nous pousse toujours à faire des études. « Plus tu travailles à l’école et plus tu fais d’études, plus il te sera simple de bien gagner ta vie et de facilement trouver du travail ». La société aussi nous met une pression certaine. Il faut idéalement faire un bac général Scientifique, faire une université ou une école pour un minimum de 5 ans. Seulement, pour nous mettre cette pression, il faudrait que ce soit déjà possible. Car après 3 ans de Licence, j’avais choisis de postuler dans deux cursus publics, sachant que ce serait deux masters qui me plairaient énormément. L’un en Communication Internationale et l’autre en Mode et Communication. Quelle déception quand j’ai vu deux réponses négatives et bien peu valables.

Après quelques semaines de déprime et quelques larmes, je me demandais ce que j’allais faire pendant cette année sabbatique qu’on m’a forcée de prendre. Il était trop tard pour postuler ailleurs, car lorsque j’ai eu mes résultats d’admission, les inscriptions dans les cursus publics étaient terminées. De retour chez ma mère et dans mon petit village, je repensais aux pensées que j’avais eu lors de mon échange en Suède me disant que j’avais plus qu’envie de faire une école de mode, mais que c’était trop cher pour moi. Trop sélectif. Trop compliqué. Mais en comprenant que rien d’autre ne m’était destiné que la mode, qui me trottait bien trop souvent dans la tête, j’ai eu l’idée d’essayer de trouver du travail en lien avec la mode, histoire d’avoir une trace de motivation et de passion sur mon CV qui me permettraient de postuler dans une école de mode.

Mon cursus de base n’étant pas du tout en rapport avec ce domaine, je me prenais toujours des reproches quand je venais en main propre déposer mon CV dans des boutiques pour devenir conseillère de vente. Je n’avais pas fait les études pour et je n’avais aucune expérience. Après avoir eu une chance de débuter dans cette voie, la porte se referma sur moi car la personne avec qui j’étais en concurrence pour la place voulait un CDI et pas moi. Déception la plus totale.

Puis comme le dit si bien le diction, après la pluie de beau temps.

J’ai postulé pour un Service Civique dans l’événementiel et la communication au sein de la Boutique Solidaire APF France handicap de ma ville, et étais acceptée par la suite. J’avais sauté sur l’occasion en voyant que l’objectif principal de ma mission était d’organiser un défilé de mode. En parallèle, j’ai été rappelée par deux boutiques pour lesquelles j’avais posé mon CV 5 mois plus tôt. J’ai donc partagé mon temps entre la Boutique Solidaire, une expérience de conseillère de vente chez Claudie Pierlot et une expérience de vendeuse chez Caroll le temps de quelques semaines.

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En parallèle de tout ça, la mode m’obsédait de plus en plus compte tenu de mes diverses expériences pro. C’était tant mieux car je comptais m’engager dans une école. Et qui dit école, dit tarifs exorbitants. C’est aussi ce qui, je pense, m’a toujours fait peur concernant l’engagement. Peur de me dire qu’il faut payer très cher pour étudier et qu’on a pas le droit à l’erreur. Peur de ne pas être prise aussi, parce que je ne me pensais pas assez légitime et passionnée. Mais vous savez quoi ? Personne n’a été surpris quand je leur ai annoncé ce pour quoi j’allais postuler. Et je peux vous dire que ça donne confiance en soi, et en ses choix.

J’ai donc eu le droit à un entretien de motivation avec le directeur, assez rapidement après être entré en contact avec l’école. Entretien lors duquel, mes expériences pro dans la mode, mes langues parlées et mes hobbies ont joués en ma faveur. Le directeur s’est intéressé à moi, à ma personnalité. Je me sentais bien et à ma place. Malgré la stress de l’entretien (que j’avais préparé au mieux) et le fait que cette école était mon premier choix, j’ai réussis. J’ai été admise sur le champ, à ma plus grande surprise et pour mon plus grand bonheur. Larmes aux yeux, je demandais au directeur si c’était réellement réel. Et oui, c’était réel.

Je serais donc étudiante en Marketing Mode et Luxe dès septembre prochain, et vous voulez que je vous dise ? J’ai hâte de vivre de ma passion et d’accéder toujours un peu plus à mon rêve. J’ai hâte d’apprendre et de rencontrer des gens aussi passionnés que moi. J’ai hâte d’aller en cours avec le smile tous les matins, même si je n’ai pas hâte de me lever tôt. J’ai hâte de me consacrer à quelque chose qui m’intéresse vraiment et sincèrement. Et je suis plus qu’heureuse d’avoir été refusée aux deux masters pour lesquels j’ai postulé l’année dernière, parce que sans ça je n’aurais sûrement pas eu les ******** de postuler dans une école privée et je n’aurais pas autant kiffé ma vie. Parce que j’ai hâte de vivre ma meilleure vie et hâte de retourner vivre seule à Lyon.

Alors j’espère que vous aussi vous faîtes quelque chose que vous aimez et qui vous passionne. Sachez aussi qu’il n’est pas grave de ne pas savoir ce qu’on veut faire plus tard. Il faut juste apprendre à se connaître et découvrir le domaine dans lequel on peut s’épanouir. Il faut se nourrir de ce qui nous fait vibrer, parce que les rêves ne sont pas inaccessibles.

Faites de longues recherches avant de vous positionner dans vos choix d’études ou de vous reconvertir professionnellement. Lisez, regardez des vidéos, demandez des conseils à votre entourage, écoutez des podcast, faites vos propres recherches. Si possible, essayer d’obtenir de l’expérience professionnelle. Et n’oubliez pas de préparer vos entretiens. Ne pensez pas que vous n’êtes pas légitimes d’aller dans tel ou tel domaine. Si vous aimez réellement quelque chose, faites en votre voie, même si les autres pensent que vous n’en êtes pas capables. Ne les écoutez pas, écoutez vous. Parce qu’il n’y a pas meilleure satisfaction que d’aimer sa profession et de sentir heureuse au quotidien.

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